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Comment poursuivre ses études à l’étranger ? Rama Sagna jeune étudiante africaine en France partage son histoire.

1- Présentation : qui est Rama Sagna (nom, prénom, âge, lieu de résidence, statut matrimonial, activités actuelles, passions)

Bonjour, je m’appelle Ramatoulaye Sagna, j’ai 29 ans, j’habite à Grenoble. Je suis ingénieure d’étude en production traitement et analyse de données et enquêtes quantitatives en sociologie. Mes passions, c’est la musique, ne pas en faire mais en écouter et J’aime voyager, découvrir, partir à l’aventure.

2- Qu’est-ce que tu faisais avant de partir poursuivre tes études à l’étranger ?

Avant de partir du Sénégal, j’étais étudiante à l’Université Cheikh Anta Diop où j’ai fait une licence en sociologie. Je suis partie après avoir obtenu ma licence de sociologie.

3- Pourquoi tu as préféré partir à l’étranger ? (Raisons personnelles et motivations)

C’est d’abord un projet d’étude, durant notre formation en licence de sociologie on nous avait présenté une palette de spécialisations qui s’offrait en nous. Et parmi toutes celles qui m’intéressaient, il y en avait pas mal qui se faisait soit en France soit dans des écoles privées. Et donc j’ai choisi la première option qui était d’aller le faire en France. Déjà pour des raisons humaines, pour la découverte, pour l’aventure, pour m’enrichir humainement parce que c’est toujours enrichissant de voyager. Et ensuite je trouve que c’est une grande opportunité de pouvoir poursuivre ses études dans un pays développé, ayant commencé dans un pays en voie de développement ou sous-développé. Donc voilà c’est ce qui a influencé mon choix de partir à l’étranger.

4- Comment ton voyage s’est organisé ? (Résumé de la procédure)

Tout d’abord, j’ai commencé à chercher, à me documenter sur les universités françaises, les spécialisations qui m’intéressaient. Où est-ce que ça se fait ? Comment ça se fait ? Donc, j’ai passé pas mal de temps à me renseigner, à me documenter sur les formations en France. Et donc quand j’en ai ciblé quelques-unes des écoles, je suis allée me renseigner au niveau de Campus France pour savoir comment ça se passe ? La procédure ? Quelles sont les démarches à faire ? Et chose faite, je me suis lancée dans la procédure, donc soumission de dossier, entretien, toute la procédure jusqu’à l’obtention de la préinscription au niveau de trois universités et j’ai choisi finalement le master en expertise ingénierie et pilotage de projets internationaux à l’Université Paris-Est Créteil. Et donc voilà, j’ai eu le visa puis je suis venue en France.

5- Quelles étaient les réalités une fois arrivée ? (Sociales et pédagogiques)

Une fois arrivée en France, du point de vue social, j’ai eu la chance d’avoir de la famille à Paris qui m’ont accueillie et accompagnée au début et donc je me suis inscrite, j’ai commencé ma formation. Entre temps, je cherchais des jobs étudiants par-ci, par-là, j’ai fini par trouver un boulot de réceptionniste dans un hôtel et donc je poursuivais mes études parallèlement. Après le master que j’ai fait, je ne me sentais pas prête à intégrer le marché du travail. Je n’étais pas satisfait du niveau de compétence que j’avais. Donc j’ai décidé de m’inscrire dans une autre formation à l’École des hautes études en sciences sociales Où j’ai fait un master en statistiques appliquées à la sociologie. Et c’est ce master-là qui m’a permis d’avoir des compétences en analyse de données, en statistiques. Et qui m’a permis d’occuper le poste que j’occupe actuellement. il faut savoir que quand on décide de venir poursuivre ses études en France, il faut être polyvalent, flexible, parce qu’il faudra allier études et petits boulots pour subvenir à ses besoins, pour s’assurer le minimum : qui est le loyer, la nourriture, le transport, etc. Donc il faut s’armer de courage et de détermination.

6- Quels sont les avantages et les inconvénients pour un étudiant africain à l’étranger ?

Les avantages en tant qu’étudiant africain à l’étranger, c’est qu’on pourra s’enrichir d’une nouvelle culture, on découvre pleines de choses, franchement on s’enrichit. On rencontre de nouvelles personnes, il y a toujours plus d’opportunités et on peut profiter d’une formation de qualité, encore il faudra bien les choisir. On aura aussi la possibilité d’étudier dans la tranquillité, sans être dérangé, sans être perturbé, on peut être seule et travailler à notre guise.
Et pour les inconvénients, pour moi c’est déjà le fait d’être loin de sa famille, de devoir compter que sur soi, il n’y aura pas de papa ou de maman qui nous aideront à faire des démarches ou à faire ceci ou cela à nous renseigner, il faudra être très éveillé, curieux et se renseigner sur tout ce qui nous attend ici. Et le plus difficile c’est le manque de soutien. Tu ne peux compter que sur soi et il faudra trouver un boulot pour subvenir à tes besoins, t’assurer le nécessaire. On ne peut compter que sur nous. Il peut arriver qu’on te regarde différemment, il faudra croire en soi et s’assumer. Bref il faudra croire en soi et se concentrer sur l’essentiel.

7- Quelles sont vos ambitions futures après avoir fini vos études ? (Long et court termes)

Mes rêves c’était de finir mes études, d’avoir un diplôme de l’École des hautes études en sciences sociales et d’intégrer un établissement public pour mieux comprendre les enjeux des politiques publiques. Ensuite, je voudrais intégrer les organismes internationaux comme l’ONU, l’OCDE ou l’UNICEF. Et plus tard je voudrais rentrer au Sénégal pour ouvrir mon propre cabinet d’études et pourquoi pas travailler pour le gouvernement du Sénégal plus tard. Je m’intéresse à beaucoup de choses comme l’éducation, la citoyenneté, les questions de l’environnement.

8- Que conseillerais-tu à un jeune africain qui rêve de poursuivre ses études en Europe ?

Ce que je conseille aux jeunes de l’Afrique, c’est de ne pas partir à l’étranger juste pour partir. Que vous souhaitez partir ou que vous souhaitez rester chez soi, l’essentiel c’est qu’on soit ambitieux, que l’on sache ce qu’on veut faire dans la vie et qu’on se débrouille et que l’on fasse le nécessaire pour y arriver. C’est bien de rester en Afrique, c’est bien de partir à l’étranger, ce qui n’est pas bien c’est de faire les choses sans projets. C’est bien d’avoir des rêves, mais s’il y a un plan pour ces rêves c’est un projet. Donc ce que je conseille à tout le monde c’est de se concentrer sur l’essentiel à savoir ses projets, ses rêves, ses ambitions et de ne pas laisser les gens décider pour eux. Et surtout, il ne faut pas considérer le voyage comme une fin en soi. Le voyage c’est un début d’une nouvelle aventure, c’est un début d’une nouvelle étape, ce n’est pas parce qu’on est parti à l’étranger qu’on a réussi sa vie. Ce n’est pas parce qu’on a un travail qu’on a réussi sa vie. Il faut toujours persévérer, il faut toujours aller de l’avant. Si on a atteint des objectifs, c’est des ressources que l’on a pour en atteindre d’autres. On n’arrive jamais à un aboutissement de notre vie. La vie c’est continuellement des buts, continuellement des projets, à chaque fois qu’on atteint un projet, on a les ressources pour en atteindre d’autres. Donc, il faut toujours aller de l’avant, toujours en vouloir plus, il faut toujours être ambitieux.

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Je m’appelle Ndèye Mamie Diagne, j’ai 27 ans, je vis au Maroc depuis 8 ans. Je suis célibataire et je travaille dans un centre d’appels à Rabat pour une entreprise française nommée Total Direct Énergie (fournisseur d’électricité et de gaz). J’adore écrire, danser, chanter et faire des vidéos. Étant une personne introvertie et taciturne, j’aime être toute seule dans ma chambre pour pouvoir faire mes folies (danser et faire ma diva).

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